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L’ histoire de la chèvre du Massif Central

Les premiers programmes de conservation des races locales ont été initiés dans les années 90, parmi elles les Poitevines et les chèvres du Rove ont bénéficié des premiers programmes initiés à partir d’associations d’éleveurs, relayés pas l’Institut de l’Élevage et l’INRA. Ces populations initiales partaient très souvent d’une situation très dégradée dans lesquelles peu d’animaux purs subsistaient.

Les origines

A de rares exceptions près les auteurs anciens sont d’accord pour faire dériver les races de chèvres françaises la race européenne elle-même issue du rameau primaire indo-européen et les regrouper en trois ensembles : le groupe Alpin, le groupe Pyrénéen et le groupe du Massif-Central. Ces trois groupes ont été sans doute très polymorphes quand à la taille, la longueur du poil et la couleur de la robe. Il subsistait encore beaucoup de ce polymorphisme au début du 20ème siècle.

Contrairement à ce que l’on pouvait peut-être s’imaginer toutes les longueur de poils se rencontraient dans tous les groupes: le poil ne constitue donc pas un critère intéressant sur le plan phylogénique.

Il est probable que le polymorphisme était la règle pour toutes les espèces d’animaux domestiques avant la création des livres généalogiques.

Texte de la société d’Ethnozootechnie.

Dans la littérature technique classique sont rattachés au groupe du Massif-Central les sous-ensembles suivants: Poitevine, chèvre du Berry et de Tourraine, la race du Massif-Central ou Auvergnate. Apparaissent également des qualificatifs micro-régionaux tels que Ardéchoise (variété de la montagne), Haute-Loire (variété de la plaine), chèvre du Falgoux (Cantal), chèvre des Cévennes (variété noire ou blanche), rameau de la Drôme, chèvre beige-rosé du Lioran…

En résumé cette chèvre était la population traditionnelle de tout le centre de la France (Auvergne, Limousin, Berry, Vallée du Rhône occidentale). Dans le sud-est cette chèvre peuplait les départements du Gard de l’Hérault, Lozère, Ardèche, Haute-Loire, Cantal…

Localement, certains éleveurs ont pu chercher à standardiser cette population (Blanche des Cévennes, ou beige-rosé du Lioran) mais sans aboutir pour autant à un standard de race.

Cette importante population s’est maintenue intacte jusqu’au tout début des années 60. C’est pendant cette décennie qu’on assiste à l’installation des néo-ruraux d’origine citadine, qui implantent avec eux des élevages spécialisés basés sur l’utilisation de deux races de chèvres d’origine Suisse l’Alpine Chamoisée et la Saanen. L’élevage local traditionnel commence à disparaître. Les boucs alpin et saanen diffusent très vite, l’érosion des souches locales s’accélèrent.

Dans les années 1994, une association d’éleveurs et d’amateurs de patrimoine vivant au sein de l’association FERME crée l’Association pour le Renouveau de la Chèvre du Massif-Central pour tenter de sauver les dernières lignées d’animaux.

Le premier recensement inventorie 120 chèvres chez 23 éleveurs, puis un autre en 2000 plus de 500 animaux dans une 50 d’élevages avec des degrés de croisements variables mais avec 57 boucs issus de 27 lignées différentes ce qui constitue un avantage.

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Une association crée en 1996

En février 1994 lors de l’assemblée générale de l’association FERME* (Fédération pour promouvoir l’Elevage des Races domestiques MEnacées) certains des adhérents font part de leur inquiétude concernant la disparition de la chèvre commune du Massif-Central. Bien que toujours présente dans les mémoires elle risque de n’être plus qu’un souvenir si à ce stade rien n’est fait. Au travers des démarches de repérages sur les plateaux de Haute-Loire et d’Ardèche de nombreux contacts avec des éleveurs souvent âgés s’établissent. Ainsi la parole donnée aux anciens permet d’en savoir plus. Cette chèvre qualifiée comme une population est décrite en termes élogieux (robuste, bonne laitière, bonne mère…).

L’assemblée générale décide donc de lancer une action de sauvetage et aide à la constitution d’un troupeau conservatoire 14 animaux sont acquis en 1994 et 8 en 1995. La connaissance de cette action va permettre à des personnes, qui menaient déjà un travail de conservation de façon isolée de devenir partenaires. D’autres seront encouragés par cette dynamique et deviendront éleveurs. Certaines personnes deviennent bénévoles actifs.

En novembre 1996, l’action menée pour la chèvre commune du Massif-Central permet la constitution de l’Association pour le Renouveau de la Chèvre du Massif-Central.

L’action de l’ARCM-C s’oriente sur:

  • Le repérage: plateau ardéchois, Haute-Loire, mais aussi Forez, Cantal, Lozère
  • La recherche de documentation et d’information
  • La prise de contact avec divers partenaires
  • L’aide à la création de troupeaux conservatoires
  • L’organisation de la fête de la chèvre à Saint Front (43)

En 2000 diverses actions sont menées:

– Inventaire: en partenariat avec FERME un inventaire est effectué. Il prend en compte les animaux présents chez des éleveurs adhérents ou non. Les chiffres sont alors de 553 animaux plus 59 femelles F1 réparties dans 50 élevages dans 11 départements.

– Parc des Monts d’Ardèche: à cette époque un contact est pris avec le futur parc des Monts d’Ardèche qui s’intéresse à cette action. Intervention financière pour pépinière de chevrettes et aide à l’inventaire (malheureusement ce partenariat ne se concrétise pas)

– Avec l’Institut de l’Élevage: l’ARCM-C rencontre Mme Coralie Danchin-Burge de l’Institut de l’Élevage pour pérenniser l’action de recensement.

Les objectifs

  • Promotion et information, diffusion de documents
  • Suivis des inventaires (effectif, lignée, généalogie)
  • Reconnaissance des boucs
  • Travail sur la production laitière
  • Travail sur le phénotype (longueur de poils, gabarit, cornage, port d’oreilles)
  • Partenariat avec les diverses institutions et associations
  • Fête de la chèvre du Massif-Central à Saint-Front

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Bulletin d’adhésion : Adhesion-ARCMC-pdf

Contact : arcm-c.contact@gmail.com