la chèvre du Massif-Central a été officiellement reconnue par la CNAG DU 16 MARS 2010
PRESENTATION
Alors que l'alerte concernant la disparition des espèces animales sauvages a
sonné depuis de nombreuses décennies, relayée par des associations internationales aujourd'hui connues du plus large public, celle des animaux domestiques est longtemps restée méconnue, trop
longtemps ignorée du monde agricole lui-même, et de ses instances.
Se sont alors éteintes à jamais de nombreuses races ou populations d'animaux, témoins de la diversité de
nos fermes, expression séculaire de l'immense richesse de nos terroirs, de l'intelligence obstinée de leurs gardiens.
Parmi ces animaux domestiques, la chèvre a sans doute payé avec l'âne son compagnon d'infortune le plus
lourd tribu à cette érosion génétique silencieuse. D'aucuns pressentiront très vite dès les années 70, les prémices de la fragilisation actuelle de nos élevages.
Pourtant, depuis une vingtaine d'année de nombreuses associations, groupements de personnes de bonne
volonté se relaient au chevet de cette arche patrimoniale vivante; sauvegardant et développant ce qui peut l'être encore.
Il existe 7 races caprines françaises à faible effectif dont 5 ont été reconnues par le ministère de
l'agriculture. Depuis les années 90 des actions de sauvegarde ont été menées pour conserver ces races (populations), dont les effectifs ont fortement chuté entre les années 50 et 70.
Ces programmes de conservations ont généralement débuté par des associations d'éleveurs puis ont été
progressivement suivies par l'Institut de l'Élevage dont le rôle principal à l'heure actuelle est la tenue de répertoires, le suivi des lignées, le conseil dans les généalogies. Les effectifs
de ces races locales sont plutôt en augmentation comme le confirme Delphine Duclos (responsable des races caprines à faible effectif à l'Institut de l'Élevage).